• Beaucoup d’entre nous, moi comprise, se demandaient - ou me demandaient - ce que je compte faire à mon retour. La question m’a travaillée pendant un long moment, et j’ai maintenant une piste et/ou une assez bonne idée ! (Mazel tov !)

    Voilà donc, pour les quelques-uns qui lisent encore ce blog, mes projets en avant-première :

    J’aimerais retourner à Strasbourg, que j’aimais beaucoup, et y travailler en tant qu’ergo. Mais surtout, j’aimerais mettre en place un réseau de chrétiens (ou sympathisants) qui réfléchisse en pratique a la justice et a l’éthique économique et sociale biblique. Etre chrétien est souvent vu comme quelque chose d’intime. Quand on pense « éthique chrétienne » on pense surtout à la vie privée et aux mœurs de la personne : son attitude au sexe, a l’alcool, comment il gère sa colère… C’est pas mal, mais on finit avec le portrait du chrétien comme d’une personne qui fait tout comme tout le monde mais en un peu plus gentil. (cf. la chanson qu’on chante aux enfants « Mais Jésus, pour me rendre plus sage, lui seul peut laver mon cœur»). Qu’avons-nous fait de la radicalité du Christ ? Et d’ailleurs, la Bible parle tellement plus d’économie et de justice que de mœurs !

    Aux Philippines, j’ai vraiment découvert l’autre visage de la globalisation. La culture de consommation dans le monde occidental a des conséquences néfastes sur des vraies personnes de l’autre cote du globe. Et sur notre société aussi, d’ailleurs. Une petite anecdote m’a fait réfléchir : à PeaceBuilders, ou je travaille, nous avons des bonnes relations avec la tribu Talaandig qui vit au nord de l’ile. Les Talaandig font des efforts conscients pour maintenir leur culture, garder leurs traditions et continuer de pratiquer leur religion tribale. On sacrifie des poulets aux esprits à chaque cérémonie. Un jour, Datu Vic (le chef spirituel des Talaandig, qui préside les cérémonies) a demandé à Kuya Dann – ils sont très bons amis – comment il vivait d’assister à ces cérémonies en tant que chrétien. Dann a répondu qu’il priait avant, pour demander à Dieu de le préserver de l’influence de ces esprits. « Très bien, a répondu Datu Vic. Bonne idée. Est-ce que tu fais la même chose avant d’entrer dans les malls ? » Datu Vic observe notre société avec le même intérêt que nous regardons la sienne, et pour lui ça ne faisait aucun doute que la consommation est la nouvelle religion, avec ses esprits de « toujours plus, toujours mieux ».

    Quand Michée parle de « pratiquer la justice », jusqu’à il n’y a pas longtemps j’entendais « rester dans la légalité (avec enthousiasme) ». Pratiquer la justice, ça voulait dire ne pas voler dans les magasins, attirer l’attention du serveur qui a rendu trop de monnaie, ne pas tricher aux jeux de plateau. Mais ça ne me dérangeait pas d’acheter des t-shirts chez H&M, et de soutenir ce faisant tout un système enraciné dans l’injustice.

    Bref, voilà pour le contexte.

    Il y a pas mal de chrétiens dans le monde qui se posent la question de "Que veut dire pratiquer la justice dans notre vie quotidienne?". En cherchant un peu, il y a plein de sites, de livres et de blogs en anglais; il y a christ-net, le réseau suisse. Mais en France... j'ai encore rien trouvé.

    Alors j'annonce: à mon retour, j'aimerais créer le réseau que je n'ai pas trouvé. Un réseau de personnes qui s'intéressent a l'éthique chrétienne et à la justice sociale, a notre fonctionnement en tant que société et sont prêtes à écrire a ce sujet, un réseau qui soit source de matériel pour les églises, qui lance (et relève) des défis pour interroger notre manière de consommer, qui partage des idées, des liens, des histoires, qui ait une présence sur internet mais aussi dans la vraie vie... Et je suis sure que dans ce lot on en trouvera quelques-uns qui sont prêts a vivre en communauté!

    Et donc en bonne missionnaire, je finis par un appel: si ça vous parle et que vous voulez m'aider a créer ce réseau ou en faire partie (Marie et Coco vous êtes sur ma liste!), si vous avez une bonne idée de nom pour ce réseau (Pir, Am, là c'est sur vous que je compte), ou même si vous trouvez que c'est une très mauvaise idée et que vous voulez m'expliquer pourquoi, levez la main, avancez-vous et envoyez moi un mail et on pourra commencer à y réfléchir ensemble en France (dès le 18 mai) !


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  • Elisabeth, Claude, Papa et Maman sont arrivés a Davao vendredi 6 fevrier! Elisabeth a tenu un journal de bord pour la famille, qu'elle m'a permis de publier sur le blog. Merci Tata! C'était il y a quelques mois déjà, mais ca vous donnera aussi une meilleure idée du quotidien à Davao :)

    Davao News: Mercredi 11 février

    Lundi était la journée de Peace Builders Community : nous avons découvert le processus de préparation du café, été introduits au travail qui se fait ici à Davao et mangé avec l'équipe avec qui Salomé travaille. Nous sommes aussi déjà allés deux fois dans leur café, le Coffee for Peace. Quand on voit tout le travail pour produire du café prêt à consommer, on le boit avec plus de respect !

    Special Guests, le retour! Journal de bord d'Elisabeth

    Papa boit son cafe avec respect

    Et hier mardi, nous sommes partis à 6 heures du matin (dur, avec le jetlag! qui commence quand même à bien s'estomper) pour aller à 4 heures de route vers le nord [à Bukidnon], rencontrer des pasteurs qui développent des projets extraordinaires pour assurer des revenus à des tribus isolées. Nous avons vu un début de champ de démonstration, avec de petits plants de pastèque... Les pasteurs cumulent les métiers et nous paraissent très engagés. Nous en avons aussi vu un autre qui fait des briques avec le limon qui obstrue un barrage, à cause de l'érosion. Les montagnes ont été sauvagement déboisées pour le bois exotique (acajou) et ils doivent se battre maintenant pour conserver la terre. La culture du café sert aussi à ça.

    Les paysages étaient magnifiques, nous avons mangé dans de sympathiques restaurants locaux. Les gouts sont parfois un peu exotiques pour nos estomacs, mais globalement on peut s'y habituer. Même s'il le faut, au riz 3 fois par jour !

    Ici nous sommes logés dans un petit hôtel qui ressemble à une maison familiale. Il se trouve dans le même quartier que celui où habite Salomé et où se trouve son travail. On peut tout faire à pied, mais comme il fait bien chaud, on préfère en général arrêter un tricycle fabriqué d'une moto à laquelle on a ajouté 4 places... Il suffit de taper dans les mains et ils s'arrêtent. Ils sont parfois surpris par nos gabarits (plus grands et plus lourds que les locaux !) mais sont toujours contents de nous prendre. Ils demandent 8 pesos par personne, c'est à dire 0,16 euros...

    Tricycle

    [Malheureusement, il n'y a pas de photo de nous 5 sur le tricycle... 2 devant, 2 derrière et 1 sur la moto derriere le chauffeur]

     

    Davao News 2: Dimanche 15 février

    Ces jours, la pluie est tombée plusieurs nuits de façon très violente. Ca tombe tellement fort qu'on se demande comment c'est possible que ça ne traverse pas le toit ! Mais une heure après, c'est à peine s'il reste quelques flaques, sauf dans la rue de Salomé qui n'est pas goudronnée et qui a tendance à se transformer en gadoue. L'air est chaud et humide.

    Nous sommes étonnés de voir à quel point on peut s'habituer à une vie différente. Il fait chaud, on mange différemment, mais on est à l'aise. Une chose qui est parfois difficile à gérer, c'est d'être sollicité par des enfants mendiants ou des vendeurs de perles et de bijoux, quand on s'approche du bord de mer. Mais autrement on se sent très en sécurité. Dans notre petit hôtel, les gens laissent trainer des téléphones portables et des ordinateurs, sans que cela semble poser de problèmes...

    Ces jours nous avons plus profité de la mer. Claude et Joël ont obtenu hier tous les deux leur certificat de plongeur en mer et peuvent maintenant plonger de manière plus indépendante. Aujourd'hui ils sont partis la première fois avec Salomé pour des vraies balades sous-marines. Les fonds marins sont magnifiques, avec les coraux, les poissons de toute sorte, et toute la faune et la flore très colorés. Christine et moi avons fait un peu de snorkeling juste autour du bateau, et déjà là on a l'impression de se promener dans un aquarium. Notre dernière sortie plongée aura lieu jeudi prochain où nous avons réservé un bateau presque juste pour nous.

    Special Guests, le retour! Journal de bord d'Elisabeth

    Les instructeurs embarquent un jeu de cartes sous l'eau juste pour la sequence photos!

    Jeudi dernier, nous sommes sortis sur les hauteurs de Davao, dans un parc qui présente l'histoire et la végétation de Mindanao. Une sortie très sympathique. PeaceBuilders nous a prêté sa grosse Landrover dont les amortisseurs sont particulièrement fatigués. Mais Joël nous conduit comme un pro, à slalomer entre les piétons, les motos, les jeepneys, les camions et les taxis, à grands coups de klaxon... Ca va même lui manquer, de retour chez lui !

    Nous avons parfois du mal à comprendre l'accent local, quand les gens parlent l'anglais. Ils mélangent souvent l'anglais et le dialecte... Nous sommes super heureux d'avoir Salomé qui nous explique et parfois nous traduit ce qui se passe. C'est vraiment épatant de voir comme elle est adaptée et comme elle a l'air de connaître énormément de monde dans toutes sortes de milieux. Nous avons mangé avec "sa patronne" l'autre soir, qui nous a confirmé que Salomé était pour eux vraiment une excellente recrue. Ce dont on ne doutait d'ailleurs pas !

    Davao News: Vendredi 20 février

    Ici la semaine a passé extrêmement vite. Lundi dernier, à 6h du matin, Salomé nous a emmenés au marché. Quelle aventure ! 5 blancs un peu géants ne passent pas inaperçus... Davao est une ville qui accueille de nombreuses organisations, souvent internationales. Mais à part ces expats, il n'y a que très peu de touristes. On sent ça partout. Le touriste est accueilli avec grâce, beaucoup de gentillesse et sans harcèlement. Et les Philippins sourient énormément, ce qui rend l'atmosphère très chaleureuse.

    Au marché, Salomé nous a fait acheter plein de produits qu'on ne connaissait pas : des mangoustines, du "jack-fruit", du lait de coco pressé frais et de la noix de coco rapée toute fraiche, du gingembre, et toutes sortes de légumes exotiques que j'oublie... On a mangé du riz emballé dans des feuilles de bananiers comme snack. Ce qui est difficile à rendre, c'est l'odeur, les bruits, la foule qui grouille, parfois aussi les eaux sales dans lesquels on évite de marcher... Tout ça en évitant les tricycles, les motos et les taxis qui passent au milieu du marché. Christine et moi avons préféré attendre Salomé et les hommes qui sont allés voir les stands de viande et de poisson ! Le même soir, nous avons cuisiné les légumes avec de beaux morceaux de thon chez Salomé qui nous a fait une vraie soupe épaisse à base de lait de coco, bien sûr toujours accompagné de riz.

    Special Guests, le retour! Journal de bord d'Elisabeth

    Mardi et mercredi, nous sommes allés passer deux jours sur l'ile de Samal, dans un "beach resort", une espèce de mini village philippin, au bord d'une plage magnifique, des cocotiers, et des cabanes en bambou où nous avons logé... Très rustique, mais bien dépaysant. La seule chose qui nous ramène à notre monde, c'est l'écran plat de télé au-dessus du bar en bambou, où passent des films et séries américaines, entrecoupés de longs spots publicitaires.

    Et en rentrant, nous sommes allés à une soirée cinéma chez un ami moitié allemand moitié brésilien de Salomé, où ils se retrouvent pour regarder des films d'auteur qui ont reçu des prix. Ce soir-là, c'était un film sur les enfants soldats au Congo. Christine et moi avons préféré les laisser à leur film, trouver un taxi et revenir à l'hôtel pour faire un scrabble !

    Hier jeudi, encore une journée absolument unique : nous avions loué un bateau de plongée. On se retrouve sur un bateau avec cinq personnes, dont celui qui conduit le bateau, celui qui cuisine, le dive-master (qui accompagne la plongée) et deux assistants à tout faire ! Le cadre est paradisiaque, entre une mer turquoise et bleue, des coraux et des animaux colorés à volonté... Les hommes et Salomé ont fait deux plongées de 50 minutes, pendant ce temps, Christine et moi avons profité de la mer autour du bateau, avec masque et tuba. La mer est vraiment bonne, même si hier il y a avait un peu de vagues, ce qui fait qu'on a quand bu pas mal d'eau salée ! A midi, on a accosté sur une petite plage avec des huttes sous les cocotiers, et les gars du bateau nous ont servi un repas délicieux : riz, magnifique mélange de légumes, côtelettes et poulet grillés, mangue, ananas ! Et de retour à Davao, on a fini la soirée avec des bols de soupes de nouilles dans un bon restaurant japonais. Salomé connait beaucoup de bonnes adresses !

    Pause repas a Talicud

    Pause midi

    Aujourd'hui nous sortons encore faire une visite de parc, avec des orchidées et de oiseaux... Demain est notre dernière journée pour rassembler nos affaires et faire des petits tours en ville. Et dimanche matin, départ pour un long voyage !


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  • Depuis que mes nouveaux collègues internationaux (AJ et Jonathan) sont arrivés en septembre, le travail au bureau central a pas mal changé de rythme. A mon arrivée, le bureau était surtout là pour régler les derniers détails après une mission : ici, un compte-rendu d’activité ou un bilan financier, là un article de blog ou un mail pour rester en contact avec des gens du terrain. Quand les détails étaient réglés, on préparait la prochaine mission, ce qui pouvait prendre plus ou moins de temps. Mais (vous l’aurez peut-être lu entre les lignes) il y avait quand même des temps morts ou je me retrouvais à passer la semaine sur Facebook ou à trier du café. Ou, d'ailleurs, a mettre mon blog a jour.

    Depuis septembre, fini les temps morts ! AJ est là dans le cadre de ses études et Jonathan est un envoyé-cobaye des mennonites de Virginie, USA, alors Kuya Dann a décidé qu’il était grand temps de reprendre un bon rythme avec ses stagiaires. Je me suis retrouvée incorporée a ce groupe, presque à mon insu (j’étais a Kalinga quand tout s’est décidé), et on est partis sur les chapeaux de roue, sur la route de la théologie de la paix.

    L’idée c’est de pas se contenter de la formation pratique mais de savoir pourquoi on fait ça. Du coup on a quatre livres qu’on lit en groupe et qu’on discute ensuite : deux livres de « théologie » pure et dure, et deux livres plus pratiques.

    On a commencé en novembre à lire « Yahweh is a warrior » de Millard Lind, et je pense que c’est l’occasion rêvée de vous parler d’une expression philippine. Ici, on a un «nosebleed » (littéralement, « un saignement du nez »), quand on est confronté à une langue qu’on maitrise mal et/ou a plein de mots et phrases compliquées. He ben, avec ce bouquin j’ai eu ma dose de nosebleeds ! En fin de compte il est intéressant mais je n’ai pas pu m’empêcher d’observer qu’il aurait pu faire passer les mêmes idées avec une écriture un peu plus fluide. Mais bon je suppose que les théologiens des profondeurs bibliques ne peuvent pas tous être des auteurs de génie…

    En décembre/janvier on était sur « Covenant of Peace : The Missing Peace in New Testament theology and ethics». Le jeu de mots du titre m’a bien plu, mais à part ça le livre a plutôt confirmé l’hypothèse précédente sur la plume des théologiens. Ceci dit, j’ai quand même appris pas mal, et (incroyable !) Willard M. Swartley (c’est l’auteur) m’a fait un peu changer d’avis sur Paul, ce qui n’est pas une mince affaire.

    Maintenant on sort de l’exégèse ! On devait tous passer a « Jésus et le politique » de John H. Yoder, mais Kevin et moi avons négocié un arrangement (elle aussi s’est retrouvée dans le groupe des stagiaires sans s’en rendre compte): elle a une formation d’histoire de l’art et le nosebleed théologique sensible, et moi j’ai déjà (partiellement) lu le livre, assez pour savoir que je n’ai pas très envie de l’affronter en anglais. Alors on laisse les garçons se débattre avec Yoder et nous on lit « Jesus for President » de Shane Claiborne, qui en est un peu la version génération Y.

    On devrait en faire le bilan/analyse la semaine prochaine, et après ça le projet c'est de nous faire encore etudier ensemble un livre de transformation des conflits de John-Paul Lederach! Mais bon, vu qu'il nous a fallu 2 mois pour qu'on trouve un moment où on est tous au bureau en meme temps, j'avoue que je nous vois mal finir le programme...


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  • Février, mars et le début d’avril ont passé à une vitesse incroyable, ça doit être la proximité grandissante de mai qui fait ça. Je ne voulais pas laisser mon blog dépérir et faire semblant de l’avoir oublié, mais plus le temps passe plus les posts s’accumulent et rattraper mon retard devient une tâ  che dantesque. Alors j’ai décidé de ne plus m’attarder sur la liste de tous les posts que je n’écris pas, mais plutôt d’en choisir un et de m’y mettre. Si tout va bien, d’ici quelques semaines je serai (un peu plus) a jour ! Souhaitez moi bon courage!


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  • Les survivants du Barangay Siha, Borongan, Samar Oriental, rentrent chez eux avec un repas chaud dans la casserole et plusieurs jours de nourriture


    J’ai un peu abandonné mon blog ces derniers temps, laissant tout le monde en suspens sur un appel à l’aide après le typhon. Maintenant que j’ai quelques jours avec une double disponibilité (de temps et d’esprit), il est grand temps que je vous donne quelques nouvelles !

    Cela fait maintenant plus de 2 mois que le typhon Hagupit a frappé les Philippines, notamment en Samar Oriental. Juste avant le Nouvel An, une tempête tropicale a traversé cette même région. Puis le 27 janvier, un autre typhon. Ces deux derniers fléaux ont eux aussi pris des vies, causant coulées de boue et crues rapides dans les provinces de Leyte et Samar, détruisant routes, ponts et abris de fortune.

    PeaceBuilders, qui a fait ses classes « d’opérations de secours » dans des zones désastrées par la guerre, a une base à Leyte et Samar depuis Yolanda, le supertyphon de novembre 2013. Pour les secours post-Hagupit, nous travaillons là-bas en partenariat avec Mennonite Central Committee (MCC) et Philippine Council of Evangelical Churches (PCEC). Enfin, je dis «nous» mais celle qui est vraiment sur place c’est Kriz ! Elle y est entourée d’une flopée de pasteurs volontaires qui avaient été formes en équipes de réponse au désastre après Yolanda. Avec les typhons qui passent et qui repassent, PeaceBuilders a décidé de concentrer ses efforts sur le secours d’urgence : nourriture, ustensiles de cuisine, vêtements, kits d’hygiène et lampes à énergie solaire. Deux organisations-filles de PCEC, iHELP et Philrads, ont donné de très nombreux kits à distribuer. Suite aux 3 catastrophes et à la destruction des routes et des ponts, de nombreuses communautés se sont retrouvées très isolées : ce sont elles qui voient le moins de secours et c’est vers elles que nous avons décidé d’aller.

    Pour ceux d’entre vous qui ont vu passer l’appel à dons de la Caisse de Secours, c’est là que va être utilisé l’argent. Nous connaissons déjà les communautés les plus vulnérables et nous avons reçu des biens à distribuer : vos dons seront utilisés pour financer le transport de toutes ces marchandises. Ils doivent parfois même louer un bateau pour atteindre certains villages! J’avoue que ce n’est pas très glamour de financer les transports, mais c’est crucial, promis !

    Pour ceux qui n’ont pas vu passer l’info mais qui souhaitent aider, vous pouvez faire un don : il vous suffit de faire un chèque à l'ordre de "AEEMF Caisse de Secours", avec au dos une indication du type "PB, typhon Philippines". Vous pouvez ensuite envoyer le chèque au trésorier de la Caisse de Secours:

    Raymond Kauffmann
    32, rue de Zillisheim
    F-68720 Hochstatt

    Une autre possibilité est d'effectuer un virement bancaire:

    • AEEMF, 32, rue de Zillisheim, F-68720 Hochstatt
    • Credit Agricole Alsace Vosges
    • RIB: 17206 - 00550 - 01212800011 - 30
    • IBAN: FR76 - 1720 - 6005 - 5001 - 2128 - 0001 - 130

    Les donateurs doivent alors indiquer leur identité précise (nom, prénom, adresse) au moment d’effectuer le virement.

    Les opérations de secours de PeaceBuilders se termineront à la fin du mois de février, suite à quoi nous passerons la main à d’autres ONG pour l’aide à plus long terme. Il est maintenant nécessaire d’aider les habitants de ces régions à développer de nouvelles sources de revenus, et à construire des abris solides.


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